L’assurance-vie, comment ça marche ?

L’assurance-vie, comment ça marche ?

L’assurance-vie est un contrat par lequel un assureur s’engage à verser à un assuré une somme déterminée en cas de survie de l’assuré à une date déterminée : c’est une assurance sur la vie. Aujourd’hui, l’assurance-vie est principalement utilisée comme une solution d’épargne pouvant supporter une grande diversité de placements. En incluant aussi les avantages fiscaux et de transmission, on obtient alors un placement intelligent pour une majorité de Français. Pour exemple ; les Français ont placé un encours de 1676 milliards d’euros en assurance-vie en 2017, contre 10,24 milliards sur le symbolique Livret A.

Le fonds en euros et le fonds en unités de compte

L’assurance-vie est une enveloppe fiscale qui permet d’épargner et qui dispose d’un cadre fiscal bien défini. Elle peut permettre de réaliser de nombreux projets :

  • S’assurer un complément de revenu à la retraite.
  • Financer un projet à moyen et long terme.
  • Épargner en cas de coup dur.
  • Optimiser la transmission de son patrimoine.

L’argent placé sur une assurance-vie est investi dans des marchés financiers afin qu’il se valorise. Il existe deux types de placements : les fonds en euros et les fonds en unités de compte. Les fonds en euros sont usuellement des obligations d’État ou d’entreprise, qui sont par principe le choix de la sécurité. L’assureur gestionnaire garantit votre capital et les intérêts acquis. Il s’agit d’un placement sans risque, mais qui présente un rendement relativement faible (en moyenne 1,5 % en 2017, et jusqu’à 3,7 % pour les meilleures). À l’inverse, les fonds en unités de compte sont considérés comme volatiles, car non garantis, mais ont plus de chances d’avoir de meilleurs rendements.

Lors de la signature du contrat, l’assuré peut choisir de gérer lui-même ses placements financiers ou alors de confier cette gestion à son assureur. Celui-ci se charge alors de sélectionner les fonds sur lesquels investir selon le profil de son client, c’est-à-dire, ses attentes en termes de rendement et son profil de risques. Cela s’appelle la gestion pilotée, disponible dès quelques centaines d’euros d’investissements pour les fonds les plus connus.

Sachez toutefois que la performance des fonds en euros diminue de manière constante depuis quelques années. C’est pourquoi les professionnels du secteur s’accordent à dire que la baisse des fonds en euro va continuer et qu’il est donc grand temps de trouver des alternatives avec les unités de compte.

Souscrire à un contrat d’assurance-vie

Il existe différentes formules de versement d’argent sur le contrat :

    • Le versement initial

Il s’agit du versement effectué lorsque vous souscrivez au contrat par chèque, par virement ou par prélèvement automatique.

    • Les versements libres

Les versements libres vous permettent de placer de l’argent dans votre contrat d’assurance lorsque vous le souhaitez.

    • Les versements programmés

Ils vous permettent de définir un montant et une fréquence pouvant être mensuelle, trimestrielle, semestrielle ou annuelle afin d’investir sur votre meilleur contrat d’assurance-vie. Ces versements sont prélevés automatiquement sur votre compte par l’assureur. Ils peuvent être interrompus à tout moment. Vous pouvez aussi modifier la fréquence et le montant sans aucune incidence fiscale pour le contrat.

Le suivi et la gestion de votre contrat d’assurance-vie

Les compagnies d’assurance proposent trois modes de gestion des contrats d’assurance-vie :

    • La gestion libre

Elle vous permet de répartir vous-même votre épargne en bourse entre les différents supports proposés dans le contrat d’assurance-vie selon votre profil d’investisseur, c’est-à-dire vos objectifs de rentabilité et de risques. Vous êtes libre de gérer votre contrat d’assurance-vie et restez maître de votre allocation d’actifs.

    • La gestion pilotée

Grâce à la gestion pilotée, vous confiez à votre assureur la gestion entière de votre contrat d’assurance-vie. Il décide de la répartition et des arbitrages entre les différents supports d’un contrat d’assurance-vie.

    • La gestion sous mandat

Vous n’avez pas la possibilité de choisir les supports qui vont composer votre contrat d’assurance-vie. La gestion du contrat est déléguée à une société de gestion homologuée par la compagnie d’assurance. Les gérants des portefeuilles sélectionneront des opportunités en fonction des occasions qui se présentent et du profil de risque de l’assuré. Ils opteront surtout pour les supports d’investissement qui conviennent le mieux à son orientation de gestion.

 

support-investissement

 

La liquidité de l’assurance-vie

Si vous avez besoin d’argent pour financer un projet, vous avez la possibilité de piocher dans votre assurance-vie à tout moment, la liquidité étant assurée sous 72 heures pour les contrats les plus réactifs. Sachez toutefois que les avantages fiscaux se font plus intéressants avec le temps et atteignent leur maturité après 8 ans de contrat. Vous pouvez alors opter pour plusieurs possibilités : le rachat partiel libre, les rachats partiels programmés et l’avance.

    • Le rachat partiel libre

Cela consiste à retirer une partie des sommes disponibles dans un contrat d’assurance-vie. De cette façon, le solde du capital continue à fructifier tandis que le contrat bénéficie toujours d’avantages fiscaux que ce soit en termes d’exonérations sur l’impôt sur le revenu ou de successions. Le rachat partiel est utile en cas de besoin d’argent ponctuel ou alors pour bénéficier de revenus complémentaires faiblement imposés. Seuls la part des intérêts retirés sont taxés. Mais ils peuvent aussi échapper à l’impôt, notamment si le contrat a plus de huit ans. Ce qui vous permet de retirer 4 600 € tous les ans, sans que cet argent soit taxé. Les couples mariés quant à eux bénéficient d’un abattement porté à 9 200 €.

    • Le rachat partiel programmé

Le rachat partiel programmé consiste à retirer périodiquement une partie du capital épargné. Cela permet au souscripteur d’obtenir un revenu périodique régulier, notamment pour arrondir sa retraite ou encore pour se constituer des revenus réguliers dans un objectif précis : financer les études de son enfant, par exemple. En général, il faut un montant minimum sur le contrat. La fréquence et le montant répondent aux mêmes exigences que le rachat partiel libre.

    • L’avance

Une avance est un prêt auquel la compagnie d’assurance-vie consent moyennant intérêts. Si vous faites face à un besoin ponctuel d’argent, il peut être intéressant de demander une avance plutôt que de faire un rachat partiel. En effet une avance n’est pas imposable et ne fait pas baisser la valeur du contrat. Quel que soit son coût réel, le souscripteur laisse son argent sur son contrat qui continue à produire des intérêts. Dans la majeure partie des cas, l’assureur rend cette avance attractive en réclamant moins d’intérêt que ne rapporte votre épargne sur le contrat.

Clôturer un contrat d’assurance-vie

Le rachat permet au souscripteur d’obtenir le versement total ou partiel de son épargne qui résulte des versements effectués (frais d’entrée déduits et majoration des intérêts), et ce, avant que son contrat n’arrive à terme. Alors que le rachat total met fin au contrat, le rachat partiel, lui, ne modifie pas les effets du contrat ni son antériorité. Les sommes restantes après le rachat partiel continuent à produire des intérêts et sont transmissibles hors succession en cas de décès de l’assuré.

Le rachat partiel peut être effectué en une ou plusieurs fois. Dans le dernier cas, on parle de rachat partiel programmé où une somme définie est versée à un moment précis, sur une durée qui ne peut pas excéder trois ans. Si le contrat est en gestion déléguée, le rachat partiel est effectué au prorata de l’épargne disponible sur le contrat. S’il est en gestion personnelle, l’assuré peut choisir les supports d’investissement sur lesquels le rachat partiel est réalisé.

Les effets de la Flat Tax sur l’assurance-vie

La Flat Tax, nouvelle mesure fiscale, est entrée en vigueur le 1er janvier 2018. Elle s’applique aux revenus du capital au taux de 30 % et fonctionne de manière précise lorsqu’il est question d’assurance-vie. Avant la Flat Tax, l’intérêt de la fiscalité de l’assurance-vie se trouvait dans le taux d’imposition des revenus pour les contrats ouverts depuis plus de 8 ans. Les revenus perçus lors d’un retrait sur un contrat ouvert depuis plus de 8 ans étaient taxés à 15,5 % pour les 4 600 premiers euros si l’assuré est célibataire ou 9 200 premiers euros s’il s’agit d’un couple. Au-delà de ce montant, la taxe s’élevait à 23 %.

Avec une Flat Tax à un taux de 30 %, vous vous dites sans doute que l’assurance-vie n’aura plus rien de bien attrayant. Sachez que le gouvernement a souhaité, dans son budget 2018, conserver l’attrait fiscal de l’assurance-vie pour la plupart des contrats. De ce fait, les 30 % ne s’appliqueront qu’aux versements effectués à partir du 27.09.17. Les concernés sont :

  • Les contrats dont l’encours assurance-vie est supérieur à 150 000 € pour une personne et 300 000 € pour un couple
  • Les épargnants qui détiennent un contrat de moins de huit ans, quel que soit l’encours de celui-ci.

La nouvelle fiscalité de l’assurance-vie est entrée en vigueur le 1er janvier 2018. Elle s’applique aux versements effectués à partir du 27 septembre 2017, car le gouvernement a souhaité éviter tout effet d’aubaine à l’annonce de la réforme.

Quoi qu’il en soit, si vous souhaitez mieux comprendre comment fonctionne l’assurance-vie ou si vous envisagez d’effectuer des placements financiers, mais ne savez pas par où commencer, n’hésitez pas à nous contacter. La mission d’EpargneLib est de vous aider à mieux comprendre les différentes solutions de placement et à trouvez la solution d’épargne qui vous convient le plus.

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