Investir dans l'or physique : faisons le point !

Investir dans l'or physique : faisons le point !

Lorsque nous pensons à l’or, la première chose qui nous vient à l’esprit ce sont les bijoux. On a tendance à oublier qu’il a toujours joué un rôle primordial dans notre système monétaire. L’or a été utilisé comme monnaie dans de nombreux pays et a contribué à la prospérité de nombreuses civilisations. Aujourd’hui, l’or est toujours aussi important. Considéré comme la valeur refuge par excellence, investir dans l’or permet aux particuliers de protéger leur patrimoine et fait figure d’assurance anti-crise dans un portefeuille diversifié. Mais ce n’est pas tout.

Mais avant de se lancer dans un tel investissement, il est aussi important de bien s’informer sur le sujet. Cela comprend les avantages, mais aussi les contraintes liées à un tel placement.

Les métaux précieux, une valeur sûre

L’or, mais aussi l’argent d’investissement (sous forme de pièces et de lingots), protègent leurs propriétaires des risques d’inflation et d’effondrement du système financier international, qui est très fragile en raison du surendettement croissant des États. Les métaux précieux représentent donc une sécurité pour toute personne souhaitant protéger son patrimoine et son avenir.

Une assurance tout risque pour les particuliers

Tout peut disparaître, sauf l’or. Les banques sont la plupart du temps au centre des crises. Ce qui signifie que l’argent des épargnants n’est plus vraiment à l’abri. Contrairement aux produits dont disposent les épargnants aujourd’hui dans leur banque comme les comptes épargnes, les SICAV ou encore les assurances-vie, l’or est le seul produit dont ils ne peuvent être dépossédés, car il leur appartient vraiment. De plus, il ne risque pas de disparaître avec l’effondrement d’une monnaie.

Certes, tous ces avantages semblent très intéressants, mais il faut aussi savoir qu’avant d’entreprendre un tel investissement, il convient de bien l’étudier et le comprendre. :

Les frais associés

Un investissement dans de l’or physique ou dans d’autres métaux précieux s’accompagne toujours de frais qui influencent le rendement.

Ces frais comprennent :

  • La marge de la banque, du numismate ou du fondeur qui prélève un montant, ou « prime », lors de l’achat d’or physique, d’argent, etc.
  • Les droits de garde : afin de conserver votre or physique et assurer leur sécurité, la plupart des établissements facturent les droits de garde.
  • Frais de transaction : la plupart des banques et organismes facturent une certaine somme pour leur rôle d’intermédiaire lors des opérations effectuées.

La fiscalité de l’or en France

Bien que l’or ait été démonétisé depuis longtemps et qu’il bénéficie davantage d’un statut de  valeur de précaution, voire d’échange, plutôt qu’une véritable valeur marchande, il existe une véritable fiscalité de l’or à laquelle il faut se conformer. Tout d’abord, sachez que tous les objets en or ne doivent pas être considérés comme de l’investissement. Seules les pièces de monnaie d’un titre égal ou supérieur à 900 millièmes d’or pur frappées après 1800 et ayant (ou ayant eu) cours légal dans leur pays d’origine, ainsi que les barres, lingots et plaquettes d’or d’un poids supérieur à un gramme titré à au moins 995 millièmes sont reconnus comme de l’investissement.

Et en ce qui concerne la taxation, elle n’intervient que lorsqu’il y a une transaction, plus précisément une vente. Ainsi, il est possible de détenir de l’or d’investissement sans être imposé sur sa valeur à condition de disposer d’un patrimoine global éligible à l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF).

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Une taxation qui encourage la détention à long terme

Vous l’aurez compris, seule la vente d’or et d’autres métaux précieux est soumise à une taxe pouvant prendre deux formes dépendant du choix du vendeur :

  • Une taxe forfaitaire de 10 %, à laquelle s’ajoute la CRDS au taux de 0,5 %, calculée sur le prix de cession

OU

  • Une taxe de 34,5 % sur les plus-values, pouvant bénéficier d’un abattement allant jusqu’à 100 % en fonction de la durée de détention.

Vous l’aurez compris, la fiscalité des métaux précieux encourage la détention sur une longue période, mais ne vous empêchera pas de profiter d’une envolée des cours si vous souhaitez réaliser son capital. La taxe forfaitaire est intéressante seulement lorsque la vente a lieu peu de temps après l’achat initial et à condition de dégager une plus-value importante (au moins supérieure aux 10,5 % des retenues fiscales). Toutefois, les vendeurs préfèrent la deuxième option, car contrairement à ce que pensent les farouches opposants à la fiscalité quelle qu’elle soit, l’impôt ne les spolie pas. En effet, un vendeur peut empocher après  impôt, un minimum de 65,5 % de la plus-value réalisée. Le capital initial n’est pas amputé et le vendeur réalise un bénéfice quoiqu’il arrive.

Mieux encore, la plus-value prise considérée pour la taxation est soumise à un abattement de 5 % pour chaque année de détention au-delà de la 2ème année. De ce fait, à partir de la 22ème année de détention, le vendeur sera exonéré de toute imposition, quelle que soit la plus-value réalisée. Bien entendu, en cas de moins-value, il n’aura aucune taxe à payer, indépendamment de la durée de détention.

Investir dans l’or : un rendement mitigé

Les économistes sont nombreux  à penser que l’or ne peut pas être perçu comme un investissement en tant que tel, car il ne génère aucun revenu passif. Alors que d’autres placements comme les actions et les obligations peuvent générer de la valeur sous forme d’intérêts et de dividendes. Avec l’or c’est différent puisque le seul bénéfice envisageable est celui qu’obtient le vendeur lors de la vente, mais pour cela, il faut que le métal se soit apprécié.

En fait, l’or représente un placement intelligent surtout en temps de crise. Il permet de protéger son capital contre la dépréciation et l’inflation. Toutefois, il est loin de représenter un investissement de choix en temps normal.

Quels sont les risques ?

Si vous souhaitez investir dans l’or, vous devez aussi prendre conscience des risques qui y sont liés :

Risque lié à l’absence de revenus : un investisseur ne peut espérer toucher un revenu en plaçant son argent dans l’or ou dans d’autres métaux précieux. La seule plus-value d’un métal précieux apparait lors de sa revente.

Risque lié au marché : le prix de l’or est volatil. Il peut fluctuer en raison de ventes massives d’or par les banques centrales, suite à la demande en or des pays émergents, à cause de la conjoncture mondiale ou des tensions géopolitiques, etc.

Risque lié au taux : l’évolution des taux d’intérêt peut aussi affecter le cours de l’or. De manière générale, une progression des taux d’intérêt a un impact négatif sur le prix de l’or.

Risque lié au capital : l’or et les métaux précieux ne bénéficient pas de mécanisme de protection des dépôts. Toutefois, l’argent versé sur un compte ouvert auprès d’une banque (par exemple) suite aux transactions portant sur de l’or bénéficie bien de la garantie des dépôts.

Avant de vous lancer, posez-vous les questions suivantes :

  • Disposez-vous d’une épargne de précaution ?
  • Êtes-vous prêt à perdre une partie de votre investissement ?
  • Quels sont les frais d’achat, de stockage, de gestion et de revente dans votre situation ?
  • Quelle fiscalité envisagez-vous ?

Quoi qu’il en soit, vous devez dès à présent commencer à penser à une ou plusieurs solutions d’épargne. Car il est recommandé de diversifier ses placements pour optimiser leur rentabilité. Si vous souhaitez en savoir plus sur les autres types de placements ou encore découvrir celui qui convient le plus à votre profil, n’hésitez pas à nous contacter. Nous serons ravis de vous aider dans votre démarche.

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